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Jeudi
1 janvier
SAINTE MARIE, MERE DE DIEU
Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, son corps et son âme par l’Esprit-Saint qui vient sur elle, la plaçant dans l'orbite de la paternité divine. C'est pourquoi le concile d'Ephèse en 431, la proclama la « Theotokos », la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.
« Marie est « Mère de Dieu » : voilà son premier titre de gloire, celui qui englobe tous les autres. On n’en saurait imaginer de plus sublime. Tous les autres ne seraient rien par rapport à celui-ci, même si leur nombre dépassait celui des étoiles du ciel et des grains de sable de la mer. » (Luther - Commentaire du Magnificat)
autres saints fêtés ce 1 janvier
Vendredi 2 janvier
SAINT BASILE DE CESAREE (+ 379)
et SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE (+ 390)
Ils sont tous deux nés en Cappadoce. Basile dans une famille de dix enfants qui deviendront presque tous des saints. Saint Grégoire est né dans le foyer d’un juif converti qui deviendra évêque. Ils se rencontrent à Athènes, lors de leurs études, et désormais ils se lient d’une grande amitié. La même foi et le même désir de perfection animent les deux étudiants. De retour en Cappadoce, ils font des projets monastiques, mais l’Eglise a besoin d’évêques dynamiques en cette période troublée par les hérésies. Basile devient évêque de Césarée. Grégoire, évêque de Nazianze, le siège épiscopal de son père, puis de Constantinople. La forte personnalité de Basile en fait un évêque de premier plan qui défend la foi trinitaire. Il rédige également des règles monastiques, qui sont encore en vigueur dans les monastères "basiliens".
Saint Grégoire est plus fragile. Chassé de Constantinople, il finira solitaire, composant d’admirables poèmes que la liturgie utilise encore.
autres saints fêtés ce 2 janvier
« C’est une belle chose que la contemplation et c’est une belle chose que l’action. La première nous élève ici-bas et nous conduit vers le Saint des Saints, par retour de notre esprit vers ce pour quoi il est fait. La seconde accueille le Christ, le sert et prouve, sur pièces, la charité. » (Saint Grégoire de Nazianze - Discours XIV.4)
« Celui qui dépouille quelqu’un de ses vêtements est un pillard. Celuis qui laisse les pauvres tout nus, alors qu’il peut les vêtir, peut-on l’appeler autrement ? A l’affamé appartient le pain que tu conserves. A l’homme nu, appartient le manteau que tu serres dans tes coffres. Au clochard, la chaussure qui pourrit chez toi. Au miséreux, l’argent que tu recèles. De la sort, tu opprimes beaucoup de gens que tu pouvais aider. » (Saint Basile - Homélie contre la richesse)
Samedi 3 janvier
SAINTE GENEVIEVE (+ 500)
Elle est née à Nanterre vers 420. Alors qu’elle a sept ans, l’évêque saint Germain d’Auxerre, de passage, la remarque et la consacre à Dieu. C’est dans le monde qu’elle mènera sa vie consacrée. En 451, les Huns menacent Paris. Geneviève persuade les parisiens affolés que les Barbares n’attaqueront pas la ville et qu’il est inutile de fuir. En effet Paris est épargné. Puis ce sont les Francs qui viennent l’assiéger. Geneviève s’échappe par la Seine et va quérir du ravitaillement jusqu’à Troyes. Plus tard, elle jouit de la confiance des rois francs et obtient d’eux la grâce des condamnés. Elle se lia d’amitié avec sainte Clotilde. Sa réputation est telle qu’elle se répand jusqu’en Syrie où saint Syméon le Stylite, du haut de sa colonne, se recommande à ses prières. Elle passera sa vie à secourir les pauvres et guérir les malades.
autres saints fêtés ce 3 janvier
« Beau douz père, fet Geneviève, qui a ja el cœur estancelle de Dieu amer et en est ardanz. Et qui qui plus est plus li alume. Je ne demant et ne convoit mas cœurs ne veut nule autre chose, ne me demande car oncques rienz tant ne me plot. – Beau doux Père, répond Geneviève qui a déjà dans le cœur l’étincelle d’aimer Dieu et en est ardente. Et qui, plus va le temps, plus il l’allume. Je ne demande et mon cœur ne désire et ne me demande nulle autre chose car rien ne me plaît davantage. » (La rencontre avec saint Germain - poème du 14ème siècle)
Dimanche 4 janvier
L’EPIPHANIE DU SEIGNEUR
En ce jour, nous célébrons la Sainte Epiphanie de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, lorsqu’il se fit connaître aux Mages venus de l’Orient. C’est l’adoration de ces mages qui constitue, en Occident, l’objet principal de cette fête. La liturgie de l’Eglise latine, là où ce jour n’est pas férié, reporte la célébration de cette fête au dimanche le plus proche, afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer dignement. Les Eglise d’Orient célèbrent de même la Sainte Théophanie, au jour de son Baptême dans le Jourdain lorsqu’eût lieu la manifestation de la divinité du Christ et la première claire révélation du Mystère de la Sainte Trinité. Le Père et le Saint-Esprit rendirent alors témoignage que Jésus est vraiment le Fils Unique de Dieu, consubstantiel au Père, Verbe Incarné pour notre salut, Sauveur annoncé par les Prophètes et qu’en sa Personne la Divinité s’est unie sans mélange à notre humanité et l’a faite resplendir de sa Gloire. On fête Tiphaine, en ce jour.
autres saints fêtés ce 4 janvier
Lundi 5 janvier
SAINT JEAN NEPOMUCENE NEUMANN (+ 1860)
Saint Jean Népomucène Neumann naquit en Bohème d’une mère tchèque et d’un père bavarois. Bilingue dès le berceau, il apprendra le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol, le grec moderne, le gaélique, dans sa passion d’annoncer l’Evangile à tous les européens émigrés en Amérique. Ses études terminées, il s’arrache à sa famille et, malgré son évêque, le jeune séminariste se retrouve à New York où il est ordonné prêtre. Il entre dans la congrégation des Rédemptoristes fondée par saint Alphonse de Liguori. Curé à Baltimore, il est nommé évêque de
Philadelphie en 1852. Il se dépense jusqu’à en mourir, bâtissant quatre-vingt églises, des orphelinats et une centaine d’écoles en huit ans d’épiscopat. Il tombe mort dans la rue. Il avait 48 ans. Ce tchèque, apôtre des émigrés d’Europe Centrale aux Etats-Unis, est le premier Américain du Nord à avoir été canonisé.
autres saints fêtés ce 5 janvier
« Dans sa mort subite, Dieu l’a surpris, veillant à son ouvrage. Il fut par excellence le pasteur vigilant. Il veillait sur ses prêtres, les instruisant par son exemple plus encore que par sa parole. Il veillait sur les fidèles comme le bon berger qui donne chaque instant de sa vie pour son troupeau. » (Homélie de ses funérailles - janvier 1860)
Mardi 6 janvier
SAINT ANDRE CORSINI (+ 1373)
Après une jeunesse passée dans le libertinage et la frivolité la plus dévoyée, il changea courageusement de conduite. Entré chez les Pères Carmes, il voulut expier ses fautes par la rigueur de sa vie et l’intensité de son amour pour Jésus-Christ. Devenu plus tard prieur du couvent de Florence en Toscane, puis évêque de Fiesole, il ne relâcha rien de sa vie pénitente et laissa à sa mort la réputation de thaumaturge.
autres saints fêtés ce 6 janvier
« C’est le moment de renaître. Renaissons donc par la vertu d’en haut. Le moment est venu de se renouveler, retrouvons donc le premier Adam. Ne restons pas ce que nous sommes, mais redevenons ce que nous étions…Quittons les ténèbres, allons vers la lumière. Asini nous devenons nous-mêmes lumière parfaite et enfants de lumière. » ( Saint Grégoire de Nazianze - Homélie pour l’Epiphanie)
Mercredi 7 janvier
SAINT RAYMOND DE PENYAFORT
(+ 1275)
Ce Catalan est professeur de philosophie à l’Université
de Barcelone et décide de se rendre à Bologne, la plus grande Université
de Droit de son temps, pour y étudier puis enseigner le droit civil
et canonique. Le Pape Grégoire IX qui savait détecter les gens intelligents,
lui confie la rédaction d’une "Somme des cas pénitentiaux", puis celle
des "Décrétales" qui serviront de Code de Droit canonique à l’Eglise
Catholique romaine jusqu’en 1917. Il rencontre alors saint Dominique
de passage à Bologne et, dès son retour à Barcelone, il entre dans l’Ordre
des Dominicains à 47 ans. Il en deviendra le Maître Général et encourage
l’apostolat de ses frères auprès des Juifs et des Musulmans qui sont
en Espagne. Préoccupé par l’Islam, il encourage saint Thomas d’Aquin
à écrire "la Somme contre les Gentils" et fonde simultanément l’Ordre
de Notre-Dame de la Merci pour la Libération des chrétiens captifs des
Sarrasins. C’est un esprit indépendant, et l’on raconte même que le
roi ayant voulut le retenir dans l’île de Majorque, saint Ryamond étendra
son manteau sur la mer et la traversera ainsi jusqu’à Barcelone. Prétextant
son grand âge, il demande à être relevé de la charge de Maître de l’Ordre,
ce qui ne l’empêchera pas de mourir centenaire.
autres saints fêtés ce 7 janvier
"Ayez les yeux fixés sur Jésus qui donne la foi et qui la maintient lui qui a subi la passion de la part des siens, malgré sa parfaite innocence." (Lettre aux Soeurs dominicaines.)
Jeudi 8 janvier
SAINT LUCIEN DE BEAUVAIS (+ 300)
On pense qu’il fut l’un des prêtres romains qui vinrent évangéliser la Gaule au début du troisième siècle et qui donnèrent leur vie pour le Christ. Saint Lucien évangélisa la région de Beauvais et si grande fut son action qu’elle permit à la légende de la rendre plus vivante.
autres saints fêtés ce 8 janvier
« Les oreilles du peuple sont plus saintes que le cœur des évêques. » (Saint Hilaire de Poitiers – Lettre contre Auxence)
Vendredi 9 janvier
BIENHEUREUSE ALIX LECLERC (+ 1622)
Sa famille qui habitait Remirement dans les Vosges, était riche; Alix était belle; elle aimait la vie, la danse et les danseurs. Et puis un jour, elle se convertit. Elle avait vingt et un ans. Sous la direction spirituelle de saint Pierre Fourier, elle se donna à l’éducation des jeunes filles en
fondant les "chanoinesse de Notre-Dame". Sa vie est faite de simplicité, de prière et de respect de la grâce de Dieu en chaque jeune dont elle recevait la charge éducative.
autres saints fêtés ce 9 janvier
« En recevant de Dieu l’ordre d’aimer, nous avons reçu, dès l’origine, l’aptitude à l’aimer. Cela ne nous est pas démontré par des arguments extérieurs. Chacun peut l’apprendre par lui-même et en lui-même. Nous désirons par nature ce qui est bin, ce qui est beau, bien que la même chose n’apparaisse pas bonne et belle à celui-ci et à celui-là. » (Saint Basile - dans le Livre des heures de ce jour)
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